Compte rendu de la Réunion Publique de Trevoux du 15 octobre 2019

La réunion à Trévoux mardi 15 octobre a rassemblé 150 personnes, provenant de Trévoux, Reyrieux, Massieux, dont des riverains inquiets, principalement, mais aussi de Genay et quelques villages autour de Trévoux.
Alexandre Nanchi, conseiller régional de l’Ain, préside et introduit. Une animatrice est là pour faire les liaisons. Il est entouré de Philippe GAMON, directeur des transports à la région (qui habite Trévoux d’ailleurs), et deux dames responsables du projet au sein du service transports. Deux conseillères régionales du Val de Saône en tribune également.
Introduction sur la volonté de la région de desservir le Val de Saône avec un TCSP, et sur le choix du BHNS, justifié notamment par coût d’investissement, coût d’exploitation moindre « de 30% »  et évite la rupture de charge à Sathonay.
Puis une présentation du projet, calquée sur le document de concertation, puis débat, annoncé autour des 3 thèmes annoncés sur la plate-forme en ligne, mais en réalité il n’y a pas eu de découpage et les questions ont été multiples, sur tous sujets. L’animatrice les prend par groupe de 3 puis réponses.
Durée de la réunion: 2h30.
La tonalité générale moyenne sur le projet: outre plusieurs interventions de riverains s’inquiétant des nuisances, plusieurs intervenants interrogatifs sur le temps de trajet d’une heure, non compétitif.
Je suis (président du CTVS M. Raymond) intervenu une première fois au nom du CTVS dès le début pour insister:
sur la nécessité d’être attractif pour augmenter le nombre de voyageurs, ce qui suppose de diminuer la durée du trajet et d’assurer la régularité. D’où questionnement sur la nécessité de sites propres à partir de Sathonay jusqu’à Caluire, et du pont Poincaré jusqu’à la Part-Dieu.
Réponse: 80% du trajet en site propre, et le Sytral obligé de travailler sur cette question… Temps de parcours Trévoux Sathonay = 30 mn, et Sathonay Part-Dieu = 28 mn.
Débat ensuite, certains demandant de supprimer les arrêts sur Rillieux, Caluire… pour réduire la durée
J’ai demandé qu’il y ait une correspondance à Sathonay avec le TER Bourg Lyon pour aller plus vite à la Part-Dieu (7 à 8 mn)  (mais ça enlève l’intérêt du BHNS au regard du tram train …)
Deuxième intervention sur le caractère indispensable d’un TCSP sur Lyon Trévoux et sur  l’impératif de raccourcir le calendrier en demandant 3 ans au lieu de 5 ans, du fait de l’urgence sanitaire liée à la pollution de l’air (B.Grison, président de la CCDSV, m’avait tendu la perche en évoquant une réunion le matin à la préfecture de Lyon sur les pollutions et les maladies/ décès= 48 000 morts anticipées en France) et de l’urgence climatique.
Réponse: de Nanchi : « nous travaillons en temps masqué et les délais de procédures (déclassement de la voie ferrée, enquête publique sur projet…) rendent un délai de 3 ans impossible. Mais si nous pouvons gagner qq mois, nous le ferons… »    Il faut insister dans les autres réunions et sur le site.
Autres sujets abordés:
L’aménagement de la voie et les croisements: Réponse: Peu de difficultés prévisibles en Trévous et Sathonay… (j’ai appris par ailleurs qu’ils envisageaient sur Trévoux de raser la digue.. et ailleurs? avantage= élargir la plate-forme et supprimer un pont à Trévoux, mais ça rajoute un carrefour, et attention à la zone inondable, le tracé actuel étant hors crue de 1840) Pour le C2,  il y a 50% à double sens, et 30% en sens unique, le reste hors site propre.
Le caractère écologique? La région veut des bus propres? Nanchi a évoqué le BHNS d’Aix, électrique, et rechargé à son terminus (mais 10 km seulement, pas 28 km), ou l’hydrogène sur laquelle la région veut avancer (question à poser: le coût du bus? 3 fois parait-il, et la technique de production de l’hydrogène, à 95% par énergies fossiles actuellement)
– Piste cyclable le long du bus? autour des stations? On a commandé une étude pour voir où c’était possible. Pour le reste la région a voté en juin des contrats de mobilité verte pour les gares, et ici dans l’Ain, il y a un chapitre pour cela dans le contrat Dombes.
Vélos dans les bus ou accrochés derrière? Non, pas possible   Remarque: Il a été dit b »bus simple » à un moment  et non articulé….
Rabattement par les transports collectifs sur les stations, maillage de chemins piétons, de pistes cyclables
Les nuisances sonores et particules des bus?  énergie propre et bruit faible, mais si besoin des protections seront faites
Stations supplémentaires à Trévoux pour desservir le centre et l’ouest de la ville (beaucoup d’habitants, lycée…) , ce qui ne change pas le temps de base Trévoux Lyon, et l’allonge uniquement pour ceux qui en ont besoin.
Voilà pour les grandes lignes. Il faut massivement aller sur la plate-forme, dans les mairies…

Pour un Transport Collectif en Site Propre Performant pour le Val de Saône dès 2022

Avis et propositions du Collectif des Transports du Val de Saône pour la concertation publique sur le projet de BHNS du 1er octobre au 15 novembre 2019

Le Collectif des Transports du Val de Saône (CTVS) milite et agit depuis longtemps pour la réutilisation de la voie ferrée Trévoux Sathonay pour un transport collectif en site propre (TCSP) entre Trévoux et Lyon. 

Depuis 2002, des études ont été menées principalement par la Région, avec les différents partenaires que sont la Métropole de Lyon, le département de l’Ain, la communauté de communes Dombes Saône Vallée ainsi que l’Etat, le Sytral, SNCF Réseau. Des solutions de transport ferré ou de bus à haut niveau de service ont ainsi été étudiées entre 2003 et 2015, ainsi que des études d’accompagnement sur les gares et les aménagements urbains le long de la ligne. Le CTVS a suivi et participé à toutes ces phases d’études.

La région et ses partenaires ont ainsi répondu aux deux appels à projets de l’Etat en 2008 et 2010. Le ministre des transports a indiqué lors du premier que le projet serait éligible au second appel sous réserve de compléments d’études, notamment sur les passages à niveau. Lors de ce deuxième appel à projets, le nouveau ministre a estimé le projet de tram train très intéressant mais l’a renvoyé au contrat de plan Etat Région….Occasions ratées.

Le 15 octobre 2015, l’assemblée régionale votait à l’unanimité pour le projet de tram train, avec engagement de la région de financer à 50% l’investissement. Le calendrier voté à la majorité prévoyait une ouverture du tram train en 2022. Aussi, un comité de pilotage rassemblant tous les partenaires se réunissait dès novembre puis un comité technique en janvier 2016.

La nouvelle majorité régionale a décidé de changer de projet et, fin 2016, a lancé une étude pour un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), estimant que le BHNS serait beaucoup moins coûteux en investissement et en exploitation, qu’il pourrait rentrer dans Lyon, et qu’il serait très rapide à mettre en œuvre, certains élus annonçant un délai de 18 mois…

Le CTVS dès décembre 2016 posait des questions sur ce projet, pointait des difficultés. Mais il est regrettable que le CTVS n’ait jamais obtenu d’être associé aux études qui se déroulaient dans le plus grand secret, y compris pour les partenaires de la Région qui ont eu une présentation de l’étude (mais pas l’étude) en comité de pilotage en décembre 2018. 

L’assemblée régionale a voté lors de sa session de fin mars 2019 le lancement du projet de BHNS, et prévu la concertation publique. Les élus régionaux, poussés par le CTVS, n’ont obtenu une synthèse de l’étude que 48 heures avant la séance. La commission des transports ne l’avait pas eue ! La région a voté les modalités de la concertation publique lors de sa session de juin 2019.

Nous sommes donc dans la période de concertation publique qui se déroule du 1er octobre au 15 novembre 2019, avec un bilan annoncé au 1er semestre 2020 et une validation du programme définitif au 2ème semestre 2020…dans un an donc !

Le CTVS souligne que cette concertation intervient 4 ans après le vote du tram train par la région. 4 ans de passés, à coup sûrs perdus pour les habitants… Le CTVS exprime son profond mécontentement face à ces délais très longs, trop longs et même inadmissibles au regard des enjeux et qui témoignent d’un certain mépris pour les 150 000 habitants du Val de Saône, le secteur périphérique de Lyon le plus oublié en matière de transport moderne. Le CTVS regrette également qu’une véritable comparaison des avantages et inconvénients du BHNS et du Tram Train n’ait pas été fournie et soumise à la concertation, sachant que les coûts d’investissement et d’exploitation du BHNS se rapprochent de ceux du tram train. Si le BHNS a l’avantage de pouvoir aller dans Lyon ou de dépasser l’ancienne gare de Trévoux, le temps de parcours attendrait près d’une heure alors qu’il était de 38 minutes pour le tram train avec la correspondance avec le TER Villars- Lyon. Une jonction avec la ligne C2 à Sathonay était aussi prévue. L’attractivité du BHNS est plus limitée : 4600 voyageurs par jour contre 5600 à 6500 selon les études pour le tram train. 

Cela étant, le CTVS qui réclame un Transport Collectif en Site Propre Trévoux Lyon de longue date, prend acte de la situation et s’exprime dans le cadre de cette concertation publique sur le projet de BHNS, en demandant instamment d’être associé au bilan et à la préparation du programme définitif.

  1. Le caractère indispensable d’un TCSP pour le Val de Saône
  • La population est croissante et atteint 150 000 habitants. Surtout, le secteur nord de Lyon est attractif et se développe rapidement, et ceci d’autant plus que les documents d’urbanisme (Scot et PLU) ont pris en compte depuis 15 ans l’enjeu de la réouverture de la ligne Trévoux Lyon. Des écoquartiers notamment et d’autres programmes sont lancés le long de la ligne. Le retard du projet risque d’aboutir à un développement de la voiture individuelle.
  • Des embouteillages massifs et des durées de trajet qui s’allongent aux heures de pointe. L’accroissement des besoins de déplacements pendulaires combiné avec les restrictions d’accès des voitures au cœur de Lyon aboutissent à des durées de trajets d’une heure et demie en heures de pointe.
  • Les conséquences de ces trajets et embouteillages sont les pollutions et les gaz à effet de serre. La santé des habitants est en cause, les changements climatiques de la planète sont de plus en plus visibles et problématiques, et le nord de Lyon y contribue trop.
  1. Un calendrier à accélérer impérativement
  • Le dossier de concertation annonce la mise en service pour 2025. Ce calendrier est inacceptable aux regards des enjeux environnementaux, urbains et sociaux.
  • Techniquement, un calendrier de 3 ans est tenable selon les spécialistes consultés, s’il y a la volonté politique, ce qui ne parait pas le cas pour l’instant vu les 4 ans déjà perdus.
  • Le CTVS et avec lui tous les habitants du Val de Saône exigent une ouverture en 2022 maximum.
  1. Les caractéristiques principales indispensables pour le TCSP :
  • La quasi-totalité du parcours doit être en site propre pour garantir durée du trajet et plus encore la régularité. A cet égard le parcours entre Sathonay et Caluire, le passage du point Poincaré et l’entrée dans Lyon vers la Part-Dieu posent problème. Le temps d’ UNE heure annoncé dans le dossier ne pourra être tenu sans solutions majeures sur ces points.

Propositions : 

  1. Etudier la réutilisation partielle de la ligne Trévoux Lyon entre Sathonay et Caluire pour rejoindre le site propre de la montée des soldats. Ceci doit être compatible avec le maintien de la circulation cyclable et piétonne.
  2. Créer un site propre pour les bus pour l’entrée dans Lyon notamment sur le pont Poincaré, ou trouver toute autre solution susceptible de garantir la régularité du BHNS.
  • La rapidité du parcours est nécessaire pour être compétitif par rapport à la voiture et au TER rive droite. Le temps d’une heure annoncé est excessif, et l’objectif doit être de 45 minutes pour Trévoux Part-Dieu. D’où l’exigence du site propre fortement accru pour y parvenir.
  • La régularité du transport est déterminante. Les retards à l’arrivée sont dissuasifs. Là aussi, cela rejoint l’exigence du site propre sur l’ensemble du trajet.
  • La fréquence doit être suffisante pour pouvoir absorber les flux en heures de pointe. A cet égard, la fréquence au quart d’heure annoncée dans le dossier de concertation (pour 10 minutes indiquée auparavant) risque d’être trop juste à moyen terme. Certes, il y a les difficultés de croisement, mais il faut une possibilité de fréquence à 10 minutes en pointe.
  • Le caractère confortable et connecté (Wifi) du BHNS est un facteur fort d’attractivité.
  • Le BHNS doit être écologique pour lutter contre les pollutions et changements climatiques. A cet égard, l’utilisation de l’hydrogène ne peut être un moyen écologique si son procédé de fabrication reste industriellement le même qu’aujourd’hui. L’hydrogene est à 95% de l’hydrogène sale, car produit par réformage de gaz naturel et émission de grandes quantités de C02.
  • Le tarif doit être attractif. Aucune indication n’est donnée dans le dossier. De même le choix de l’exploitant est renvoyé à plus tard. Or, si le choix était de faire financer le projet dans le cadre d’une concession, le tarif pourrait ne pas être attractif. 
  • Les stations : le dossier de concertation propose une fourchette de 10 à 15 stations, sachant que le temps de parcours (« moins d’une heure ») correspond plutôt à 10 stations. Le CTVS estime qu’il ne faut pas dépasser une douzaine de stations pour ne pas allonger le temps de parcours, sauf si un site propre peut être proposé sur la quasi-totalité du parcours.
  • Ceci n’exclut pas cependant de rajouter des stations aux deux extrémités qui n’influent pas sur le reste du parcours. Côté nord, 2 autres stations sont à prévoir : Trévoux passerelle car il y a près de 1000 emplois au centre-ville et Trévoux- Parc d’activité. Au-delà de la Part-Dieu, un prolongement pourrait être judicieux pour éviter des ruptures de charge, mais à voir avec le Sytral.
  1. Quelques questionnements sur le projet de BHNS
  • Une piste cyclable est évoquée sur l’emprise. Le CTVS est très favorable pour favoriser cette mobilité. Mais il faut assurer la continuité tout le long du parcours. Qu’en est-il, notamment sur les viaducs ?
  • La sécurité sur le parcours des bus interpelle : comment sera-t-elle assurée sur les neufs viaducs ?
  • La capacité à long terme face aux besoins : il est essentiel de vérifier que le BHNS permettra de répondre aux besoins de mobilité du Val de Saône à moyen et long terme. En effet, la lutte contre les changements climatiques limitera fatalement l’usage de la voiture à moyen et long terme, alors même que la population dans le Val de Saône augmente. Pour rappel, c’est un des arguments (avec le fret) qui avait fait choisir le tram train plutôt que le BHNS en 2007.
  • Le fret ferroviaire : certes, la ligne n’est plus utilisée depuis quelques années. Mais le Scot du Grand Lyon, intégrant le schéma portuaire métropolitain, prévoit l’hypothèse d’un port fluvial à Genay avec jonction à la voie fluviale et l’autoroute A46, ce qui est possible, mais aussi par voie ferrée. De ce fait les collectivités ont injonction de conserver cette emprise ferrée. Qu’en sera-t-il avec le projet de BHNS ? Le schéma portuaire tout comme le Scot devront-ils être révisés ? La désaffectation de la voie ferrée sera-telle prononcée par l’Etat et SNCF-Réseau ? ou bien ce serait une convention d’occupation de l’emprise, par nature révocable ? Dans ce cas, ce serait aberrant d’investir 100 millions …
  1. Les compléments indispensables
  • L’aménagement des stations : elles doivent comporter local d’accueil, le wifi et toute l’information nécessaire, et la billettique. Et naturellement parkings voitures bien sûr, mais aussi et surtout accès en mobilité douce, et emplacements sécurisés pour les vélos
  • L’organisation prioritaire de mobilités douces, cheminements piétonniers depuis les zones urbanisées proches, et pistes cyclables (y compris trottinettes etc.) dans un rayon de quelques kilomètres (3 à 5 km selon les sites) autour des stations.
  • La réorganisation des transports collectifs existants en fonction de cette artère que sera le BHNS. La mise en place de rabattements performants sur les stations est indispensable.

Contact : contact@ctvs.fr

Soyons impatients !

 

Première journée d’action avec une conférence de presse pour faire avancer les choses. Seule notre mobilisation ferme et efficace nous permettra de mettre fin à 15 ans de promesses et d’immobilisme.

Bel accueil des publics (piétons, automobilistes de Neuville, Albigny, Fontaine…) qui savent à quel point les transports compliquent leur quotidien.

Nous avons besoin d’une solution maintenant.

Mobilisons nous ensemble vendredi 20 au matin sur le marché de Neuville et samedi 21 au matin sur le marché de Trévoux.

Exigeons un transport en commun Lyon-Trévoux performant, vite !

Depuis 30 ans, les habitants du Val de Saône et du plateau nord attendent de vraies améliorations pour les déplacements entre Trévoux, Neuville et Lyon. Mais le trafic augmente, les bouchons s’amplifient, le temps gaspillé aussi, la pollution croit, tandis que les gaz à effet de serre asphyxient notre planète et changent son climat…

Notre vie quotidienne est perturbée, l’avenir de nos enfants menacé…Le Val de Saône et la Métropole sont engorgés !

Depuis plus de 15 ans, les études ont été multiples, et toutes les solutions de train (TER), du Bus à haut niveau de service (BHNS), de Tram Train ont été étudiées, en réutilisant la voie ferrée existante entre Sathonay et Trévoux. Le Tram Train avait été choisi par tous les partenaires.

En octobre 2015, la Région Rhône-Alpes, à l’unanimité, a voté pour le projet de tram train. Mais fin 2016, la nouvelle équipe régionale décidait de lancer une nouvelle étude, pour un BHNS, étude pourtant déjà faite en 2007…

Les résultats se font attendre, la région ne semble plus très pressée, la Métropole est tenue à l’écart…

Déjà deux ans de passés, de perdus depuis le vote de la Région. Les habitants du Val de Saône n’en peuvent plus et disent aux élus : ça suffit !

Nous exigeons des actes avec la mise en place rapidement d’un transport en commun en site propre (TCSP) pour garantir des déplacements sûrs, rapides, cadencés, non polluants… Vite, et donc pas dans cinq ans !

Alors Tram Train ou BHNS ? Région, Métropole, SYTRAL, Département de l’Ain, et communauté de communes Dombes Saône Vallée, mettez-vous autour de la table, écoutez les associations et …

Décidez ! Agissez ! SIGNEZ !                                                                              Pour un transport en commun en site propre Trévoux – Lyon

https://www.mesopinions.com/petition/politique/exigeons-transport-commun-lyon-trevoux-performant/34676

Habitants, élus du Val de Saône, signez et faîtes signer cette pétition, diffusez-la autour de vous, seule notre mobilisation forte fera bouger ces « grands » élus.

Assemblée Générale du 3 juillet 2017 « Le progrès »

Article du Progrés :

TRÉVOUX - TRANSPORTS 
Lyon-Trévoux : le bus est-il la solution ? 

Le Collectif transports Val de Saône (CTVS) poursuit son combat pour un transport collectif en site propre, utilisant la ligne ferroviaire désaffectée entre Lyon et Trévoux et s’interroge sur le projet de Bus à haut niveau de services (BHNS) de la Région Auvergne Rhône-Alpes. 
Après la présentation des rapports moral et financier, Michel Raymond, président du CTVS, a pris la parole en dressant tout d’abord l’historique des 25 années écoulées depuis la création du collectif. 
« Des améliorations ont été apportées notamment sur la desserte TER rive droite, ainsi que les dessertes des transports en commun lyonnais. Mais cela ne suffit pas, les routes restent engorgées aux heures de pointe, la fréquentation des trains rive droite ne cesse de croître (+3 %). Les alternatives à l’utilisation de la voiture sont insuffisantes. Le Val de Saône a la chance de disposer d’une ligne ferroviaire entre Sathonay (Rhône) et Trévoux, dont la réactivation permettrait de satisfaire en grande partie les besoins de déplacement. » 
Six études ont déjà été menées pour plus de 600 000 €, dont les dernières en 2004 et en 2007. Le président du CTVS poursuit : « En octobre 2015, la Région s’est engagée à l’unanimité sur le projet tram-train avec l’engagement de le financer à hauteur de 50 % et un calendrier pour une ouverture en 2022. Ce projet a été adopté à une large majorité, dans le cadre du Contrat de plan État Région (CPER). Le changement de majorité régionale a entraîné une nouvelle orientation. La Région a décidé de lancer une nouvelle étude sur une hypothèse de bus à haut niveau de service, la Métropole ne s’engageant pas. » 
Le collectif veut être associé au projet 

Le collectif prend acte de cet engagement mais il demande à être associé à ce projet, qui suscite des interrogations sur le fret ferroviaire, la fréquence, la capacité et le coût d’investissement. 
Invité par le CTVS, François Rambaud, retraité en charge du BHNS au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), a présenté sans prendre parti, les avantages et les limites de ces bus. Ceux-ci assurent un niveau de service continu : fréquence, régularité, confort, accessibilité. Ils s’approchent des performances des tramways, mais ne permettent pas la possibilité de fret. 
« Retenons que l’infrastructure est l’élément essentiel du projet, qu’il ne faut pas sous-évaluer le potentiel voyageur (6 400 par jour en 2012). Viennent ensuite le matériel roulant et le mode d’exploitation », a conclu l’invité. 
« Sans attendre les conclusions de l’étude prévue fin 2017, nous saisirons la Région pour obtenir un comité de pilotage », a promis Michel Raymond. 

Déclassement A6 A7…. l’impact !?

Metropole Lyon Article- Déclassement A6 A7 et après

Les aménagements et services prévus sont-ils adaptés et suffisants ? La décision prise tient-elle compte des répercussions sur le traffic du détournement ? Quels seront les impacts à courts et moyens termes de cette décision pour le val de Saône sud ?

Des questions se posent et nous restons vigilants.

DARLY RM Avril 2017

Pour se Déplacer Autrement en Région LYonnaise

  ASSEMBLEE GENERALE DU 5 AVRIL 2017

 Rapport Moral

Cette année, et celles qui suivront, après la participation de nos associations pour élaborer le Plan de Déplacement Urbain aux côtés du SYTRAL, le dit PDU, malgré des imperfections, pourra être le fil conducteur de nos actions et de notre vigilance sur les décisions que prendront Elus et techniciens en matière de déplacements.

Le défi lancé au PDU de l’agglomération lyonnaise est d’assurer un équilibre durable entre les besoins en matière de mobilité, de facilité d’accès, d’équité et de cohésion sociale d’une part,

et les préoccupations liées au cadre de vie, à la protection de l’environnement et à la santé publique d’autre part.

Ce défi est traduit dans les objectifs-­cibles fixés par le PDU.

Ces objectifs :

– ciblent le résultat à atteindre, pour donner du sens aux actions qui seront mises en œuvre ;

– ne préjugent pas en revanche des moyens à mettre en place pour atteindre ce résultat ;

– peuvent être soit quantitatifs soit qualitatifs, tout en devant rester évaluables ;

– constitueront le cadre de référence pour évaluer la portée des actions mises en place conformément aux orientations du PDU.

La pollution atmosphérique liée au trafic automobile, les risques sanitaires engendrés pour les populations habitant ou travaillant dans l’agglomération, sont préoccupants. La stratégie du PDU est de renforcer l’effort en matière d’amélioration de la qualité de l’air.

La politique de mobilité et les actions du PDU viseront à réduire le trafic automobile et accroître l’usage des modes alternatifs, dans une ville des courtes distances voulue par les SCoT.

Le projet de PDU (248 pages) voté par le SYTRAL le 9 décembre est consultable sur son site internet , au bas de la page qui s’ouvre en cliquant sur le lien suivant

http://www.sytral.fr/157-plan-deplacements-urbains.htm >

http://www.sytral.fr/157-plan-deplacements-urbains.htm#tabsSousOnglet-498 >

Même s’il y est fait allusion aux autoroutes que nous combattons (on peut penser qu’elles seront toujours mentionnées), il apparaît que les pistes les plus « vertueuses » sont tout de même privilégiées, en matière de modes actifs et de transports en commun.

La question qui se pose et se posera de plus en plus crucialement est celle de la capacité du système de mobilité actuel à assurer des déplacements dans les territoires de faible densité.

Ce système sera inéluctablement remis en question, en raison de législations plus contraignantes à l’égard de la voiture pour atteindre les objectifs en matière de rejets de GES et de consommation des énergies fossiles fixées aux échelles nationales et internationales.

Et plus encore, en conséquence de la raréfaction des énergies fossiles, qui se traduira par un renchérissements des carburants et une augmentation forte du budget mobilité des ménages.

Rappelons que ce budget mobilité atteint dans certains secteurs de grande périphérie des montants proches de 10 000 euros par ménage, dépassant le quart de leurs ressources.

Mais aussi que chaque abonné TER en province est en moyenne subventionné à raison de plus de 7800 euros par an, du fait d’une incapacité de notre transporteur ferroviaire national à rationnaliser ses coûts de production.

Face à ces deux « modèles insoutenables », les Autorités (dont le SYTRAL du fait de son champ d’action élargi à l’ensemble du Rhône) vont se trouver confrontés à des problèmes très complexes.

Et de notre part, nous les citoyens associatifs, nous devrons nous tenir au courant pour être à même d’indiquer et soutenir les solutions qui nous paraîtront les plus adaptées.

Merci de votre attention                                                                                                                                          Bernard GIRARD                                                                                                                                   Orésident

Coordination d’associations affiliée à la FNAUT et à FNE

Courrier à adresser : B. Girard, 35 Rue Molière 6900 Lyon

Tél./ 04 78 52 51 00, et Tél.04 78 56 34 82 

(Siège social à la Maison de l’Environnement, 14 Av. Tony Garnier 69007 LYON)

E-mail= darly@orange.fr ; Site= www.darly.org