Assemblée Générale du 3 juillet 2017 « Le progrès »

Article du Progrés :

TRÉVOUX - TRANSPORTS 
Lyon-Trévoux : le bus est-il la solution ? 

Le Collectif transports Val de Saône (CTVS) poursuit son combat pour un transport collectif en site propre, utilisant la ligne ferroviaire désaffectée entre Lyon et Trévoux et s’interroge sur le projet de Bus à haut niveau de services (BHNS) de la Région Auvergne Rhône-Alpes. 
Après la présentation des rapports moral et financier, Michel Raymond, président du CTVS, a pris la parole en dressant tout d’abord l’historique des 25 années écoulées depuis la création du collectif. 
« Des améliorations ont été apportées notamment sur la desserte TER rive droite, ainsi que les dessertes des transports en commun lyonnais. Mais cela ne suffit pas, les routes restent engorgées aux heures de pointe, la fréquentation des trains rive droite ne cesse de croître (+3 %). Les alternatives à l’utilisation de la voiture sont insuffisantes. Le Val de Saône a la chance de disposer d’une ligne ferroviaire entre Sathonay (Rhône) et Trévoux, dont la réactivation permettrait de satisfaire en grande partie les besoins de déplacement. » 
Six études ont déjà été menées pour plus de 600 000 €, dont les dernières en 2004 et en 2007. Le président du CTVS poursuit : « En octobre 2015, la Région s’est engagée à l’unanimité sur le projet tram-train avec l’engagement de le financer à hauteur de 50 % et un calendrier pour une ouverture en 2022. Ce projet a été adopté à une large majorité, dans le cadre du Contrat de plan État Région (CPER). Le changement de majorité régionale a entraîné une nouvelle orientation. La Région a décidé de lancer une nouvelle étude sur une hypothèse de bus à haut niveau de service, la Métropole ne s’engageant pas. » 
Le collectif veut être associé au projet 

Le collectif prend acte de cet engagement mais il demande à être associé à ce projet, qui suscite des interrogations sur le fret ferroviaire, la fréquence, la capacité et le coût d’investissement. 
Invité par le CTVS, François Rambaud, retraité en charge du BHNS au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), a présenté sans prendre parti, les avantages et les limites de ces bus. Ceux-ci assurent un niveau de service continu : fréquence, régularité, confort, accessibilité. Ils s’approchent des performances des tramways, mais ne permettent pas la possibilité de fret. 
« Retenons que l’infrastructure est l’élément essentiel du projet, qu’il ne faut pas sous-évaluer le potentiel voyageur (6 400 par jour en 2012). Viennent ensuite le matériel roulant et le mode d’exploitation », a conclu l’invité. 
« Sans attendre les conclusions de l’étude prévue fin 2017, nous saisirons la Région pour obtenir un comité de pilotage », a promis Michel Raymond. 

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